Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 20:19
Aquarelle involontaire
S'ébauche à la lueur du réverbère
Déverse les tracés épuisés de l'Artiste
Qui, pour une couleur, a vendu au tailleur de verre, l'unijambiste,
Ses veines, amputées dans sa chair

Négligeable et sans importance
Il vouera son seul joyau à cet ultime tableau,
Son âme..
Qu'il a sauvegardée des tentations à outrance

Vous verrez que ce qu'il nous reste de lui
Est une aquarelle sans étui
A la saveur équasensorielle

Vous verrez ce qu'il reste de sa nuit
Où la démence a souri
A l'ombre qui s'est enfuie
Et arpentant la frustration qui y a péri

Au dessous de ces nuances venues de nulle part
Se balance l'âme de ce vagabond épars
Seule la corde le relie à un monde
Qui ne l'a jamais admis

Aquarelle sauvage et sans nom
Compris par le peu d'êtres sans âge
Invoque une fois encore l'autre rivage...
Par Virginie - Publié dans : Histoires...
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Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 20:17
Sur les parois lisses
Un être se hisse
Il fuit et n'ose vomir un cri
Et les reflets l'épient

Hybride, il naquit
Hybride, une nuit se donne un sursis
Hybride, incompris transcende les mots dire maudits

Les vibrations esquises
Esquissent s'impriment de par les interstices
Les impulsions s'enlisent
Esquisses incitent les effluves tacites

Suspendu entre deux abscisses
Hermaphrodite frôle les dits visés
Décomposition avancée
Transfusion d'un sang violet

Hybride, il sourit
Hybride, métamorphose choisie
Hybride, en ange damné
Androgyne au petit matin immolé
Par Virginie - Publié dans : Textes de chansons
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 11:15
Voix oeuvrant pour accorder
Un simple sourire, désirant parler
Dévisager le fou en cire suivant
Le pantin désarticulé, qui sent
Sa subtile présence

Seul le regard incendié aura raison de cette vision
Soupçonnera sans trahison
La clameur de nos pas en fusion
La douceur de nos oraisons

Qu'importe le temps qui susurre
Pousse en vain à l'immobilisme
Ces instants hors de toute portée

Le tumulte quotidiennement passé
N'endiguera pas notre foi désarticulée
Ni même nos mots tant de fois bafoués
Juste un simple sourire échangé
Par Virginie - Publié dans : Echos
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 11:48
Comme un somnambule
Il marche dans la rue
Il voit sans regarder
Il parle sans ressentir les mots

Tel un étranger à son rôle

Il est perdu dans un monde qui ne veut plus de lui
Qui le rejette
Sans raison
Sans passion
Il marche sur la vie

Tel un étranger à son être

Il aimerait parfois revenir
S'asseoir sur la pierre du souvenir
Mais il est rejeté de sa mémoire
Il ne reste plus qu'une ombre dans le miroir

Tel un étranger face au visiteur de son for intérieur

Ce soir, il aimerait retrouver sa demeure
Vaincre cette chose qui l'habite
Sentir enfin son existence
Retrouver enfin ses sens
Devenir, en quelque sorte, un pantin désarticulé

Par Virginie - Publié dans : Echos
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 12:17
Assis sur une pierre
Suspendu dans le vide
Il regarde au loin, la mer
Il tend la main
Dans l'espoir d'atteindre ce chemin
Il ne sait où aller dans le réel
Trop de sang...
Il plonge dans l'irréel

Personne ne veut accéder à son silence
Personne ne veut lui donner un sens
Quelques soubresauts pour lutter contre le sommeil
Peur de ne plus connaître le réveil

Et il plonge dans la Nuit
Déjà le parfum de l'oubli
Plus de combat, pas de victoire
Toujours vêtu de noir

Il s'est levé et il marche lentement
Ses pas laissent des traces invisibles
Derrière lui, doucement
Peut-être invincible...

Personne ne pourra percer ses secrets
Qu'il renferme en lui, muet
Personne, seulement quelqu'un
Qui le comprendra
Qui ne lui demandera rien

Il suffira d'un regard
De quelques mots, de vrais mots...dans le soir
Ils briseront ensemble ce grand froid
Ils s'uniront à jamais
Et partiront  Ailleurs...
Par Virginie - Publié dans : Echos
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BIENVENUE

Votre traversée du miroir fut peut-être un peu longue, comme fut la mienne il y a bien longtemps.
J'aimerais vous faire découvrir un autre monde réunissant le pantin désarticulé que je suis, une écorchée vive certes, essayant de vous transmettre un certain parfum de cet Ailleurs frôlé il y a jadis, jamais oublié...


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